Half-bad

Milan Macadam Lu en VO 16,90€ 384 pages Résumé: Tout le monde l'ignore, mais notre monde abrite des sorciers. Des sor...

Milan Macadam
Lu en VO
16,90€
384 pages


Résumé:

Tout le monde l'ignore, mais notre monde abrite des sorciers. Des sorciers blancs, qui sont bons. Et des noirs, qui incarnent le Mal. Au milieu, il y a Nathan. Nathan, dont le père est le plus puissant des sorciers noirs. Et dont la mère, grande sorcière blanche, est maintenant morte. Nathan fait peur, car il est différent. Bon ? Mauvais ? Nul ne le sait. À tel point que le Conseil des sorciers lui enlève de plus en plus de libertés. Pour finir par l’enfermer et le torturer. Nathan sait qu’il doit s’échapper avant ses 17 ans. Car, à 17 ans, tous les sorciers reçoivent leur don à travers une cérémonie. Et le seul à pouvoir pratiquer cette cérémonie est Marcus, son père. Nathan parvient à s'échapper, mais le plus dur reste à faire : retrouver son père. Comment faire quand tout le monde vous traque, et que vous ne pouvez avoir confiance en personne - pas même en votre famille ou en la fille que vous aimez ?"

Mon avis:
Présenté comme le cousin (éloigné) d'Harry Potter, je n'ai pas été charmée.

Pourtant il y a vraiment de bons éléments, mais le récit trop long et mon manque d'intérêt flagrant pour le héros, Nathan n'ont pas arrangé les choses.
Nathan vit dans un monde où tout est soit blanc soit noir. Le blanc est "gentil" et le noir "méchant" ou du moins c'est ce que l'on croit. Mais Nathan est entre ces deux univers, c'est un semi-code, à la fois blanc, à la fois noir. Son père est le plus célèbre et dangereux sorcier noir qui existe, le conseil des sorciers blancs se méfie donc de Nathan et le surveille de près voir sont près à le "dresser".

Divisé en 5 parties, le roman souffre d'inégalités. Certaines parties et malheureusement celles aussi avec le plus de pages traînent en longueur et sont rébarbatives, alors que d'autres sont un peu plus entraînantes mais plutôt vers la fin d'ailleurs ce qui ne permet pas au lecteur d'être captivé dès le début.

Pour parler du personnage principal, je n'ai eu aucunes affinités avec lui. Il vit pourtant des choses plutôt horribles parfois même assez dures à lire, mais non  je n'adhère pas, il est trop passif et contemplatif de ce qui lui arrive, on aimerait des fois le secouer un peu. Je crois néanmoins, que l'écriture de l'auteur y est aussi pour beaucoup, j'ai trouvé le style assez haché et je n'ai pas trouvé de jolies citations.

Il y a tout de même un point sur lequel je trouve que l'auteur a plutôt bien joué. Les messages transmis par le roman sont louables, la tolérance, a quête d'identité. L'auteur joue aussi sur les contraires et sur les perceptions du bien et du mal ce que j'ai apprécié. Mais fallait-il pour cela mettre les personnages dans un univers de sorciers? 

C'est un roman avec de belles valeurs mais dans un ensemble un peu moyen.

Le +

Le bien est le mal et vice-versa.

Le -

Beaucoup trop long.

Lu en lecture commune avec Lucie et Justine pour #Bookactually, liveshow du roman ci-dessous

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EXTRAIT

LE TRUC

Deux enfants, deux garçons, sont assis côte à côte, serrés entre les bras du vieux fauteuil. À gauche, c'est toi.
Lorsqu'on se penche contre lui, l'autre garçon dégage une douce chaleur et, comme au ralenti, son regard glisse de la télé vers toi.
- Ça te plaît ? demande-t-il.
Tu hoches la tête. Il te prend par les épaules et se retourne vers l'écran.
À la fin, vous voulez tenter le coup de l'allumette, comme dans le film. Vous subtilisez la grosse boîte, dans la cuisine, puis courez jusqu'au bois.
Tu te lances le premier, enflammes le bâtonnet et le laisses se consumer jusqu'à ce qu'il s'éteigne. Tu t'es brûlé, naturellement, mais tu n'as pas lâché l'allumette calcinée, encore droite entre tes doigts.
Tu as un truc, et il a fonctionné.
C'est au tour de l'autre garçon, mais lui n'y arrive pas. Il la lâche.
Soudain, tu te réveilles et te rappelles tout.

LA CAGE

Le truc, c'est de s'en moquer. Se moquer de la douleur, du reste, de tout.
L'indifférence, voilà la clé ; le seul truc à disposition, dans ce bled. Sauf que ce n'est pas un bled. En fait, c'est une cage, installée près d'un cottage coincé entre les collines, les arbres et le ciel.
C'est une cage qui n'a qu'une clé.




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2 Commentaires

  1. C'est ma lecture du moment, mais beaucoup de choses me gênent déjà, notamment l'écriture à la seconde personne du singulier... Je trouve ça long aussi, mais très intriguant, hâte de finir !

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  2. Ow' ... Il est dans ma PAL et j'avoue que j'avais hâte de le lire mais là après ton avis, je suis un peu refroidie :/

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Je lis tous vos commentaires et essaie dans la mesure du possible d'y répondre, alors n'hésitez pas, j'adore papoter avec vous!